Sujet épineux…

Mais d’abord, de quelle transparence on parle?

On va parler ici de la transparence face au respect ou non par les états des lois et règles internationales (mais en vrai, on pourrait le transposer à d’autres échelles !)

What the … ? Mais pourquoi ??

Vous le savez peut-être mais des disciplines scientifiques, il y en a des palanquées, et tout le monde ne fait pas des trucs de savant fou avec des produits chimiques et des explosions. Tout un pan de la recherche scientifique concerne les sciences humaines et sociales, et parmi ces sciences on trouve par exemple la sociologie, le droit international ou la linguistique.

Les spécialistes du droit international, ceux qui nous intéressent aujourd’hui, s’attellent à comprendre comment fonctionne la politique internationale, comment coopèrent ou non les états, comment fonctionnent les lois, et bien d’autres choses encore !

Cette année, deux chercheurs des Universités de Chicago et de Columbia ont décidé de s’intéresser de plus près aux interactions internationales et à la réponse des états face au non respect des règles par les autres.

Parfois, mieux vaut ne pas tout dire…

L’important étant ici de définir ce « mieux », je vous l’accorde !

D’après les auteurs de cette étude, être toujours complètement transparent sur les violations des règles internationales par certains états ne pousse pas toujours les autres à rester dans le rang… Comment ça marche ?

On a tendance à penser que si un état A viole les règles établies, et que l’état M (qui surveille tout ça) communique sur cette transgression et sur les sanctions qui ont suivi, l’état B aura tendance à se dire que si lui aussi transgresse les règles, il va s’ensuivre une perte de réputation et de crédibilité.

Sauf que…

Nos chercheurs ont identifié – et leur ont même donné un nom ! – deux mécanismes qui pourraient compliquer un peu tout ça (avec un modèle, et des chiffres, et tout et tout…) :

  • Le mécanisme du pessimisme : L’état A viole une règle internationale. Malgré les menaces de sanctions, A ne change pas d’avis. Du coup, B, qui avait prévu au départ de rester sage, se dit que finalement, transgresser les règles, c’est pas si compliqué, et que si A peut le faire avec peu de sanctions, finalement, les retombées ne seront peut être pas si terribles. B viole la règle à son tour.
  • Le mécanisme de la menace : Dans ce cas là, l’état A viole une règle, et ne change toujours pas d’avis malgré les menaces de sanctions. L’état B estime qu’il pourrait se trouver en danger du fait de cette violation, et viole la règle à son tour pour se protéger.

Bien entendu, le modèle d’étude créé par nos chercheurs est bien plus nuancé que ça, et ils l’ont appliqué à plusieurs situations réelles qui mettent en évidence ces mécanismes (la non prolifération des armes nucléaires par exemple) et qui décrivent des situations dans lesquelles les états ont décidé de taire certaines transgressions afin de conserver l’ordre mondial.

Mon voisin est un criminel, mais les sanctions sont minimes. Finalement, pourquoi pas moi ? En plus ses activités criminelles mettent ma famille en péril, du coup moi aussi je vais aller m’acheter quelques Kalach sur le dark net.

Vous saisissez comment on peut (facilement hein…) le transposer à notre échelle finalement ?

 

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