Vous avez sûrement tous vu passer l’info cette semaine: le taux de fécondité de l’humanité a été divisé par deux entre 1950 et 2017, passant de 4,7 enfants par femme en moyenne à 2,4!

Et si on y regardait de plus près?

Fécondité vs. natalité

D’abord, les mots. On parle de taux de fécondité, de taux de fécondité spécifique à l’âge, ou de taux de natalité. Quelle est la différence?

  • Pour trouver le taux de natalité, on divise le nombre de naissances de l’année par la population totale.
  • Le taux de fécondité à un âge donné, c’est le nombre d’enfants nées d’un femme d’âge x au cours d’une année divisé par le nombre total de femmes d’âge x cette année là.
  • Du coup, le taux de fécondité (tout court), c’est la même chose, mais en utilisant comme base toutes les femmes en âge de procréer (souvent on choisit la tranche d’âge 15-50ans).

Facile, non ?

Pourquoi un tel buzz ?

D’abord, parce qu’on nous a toujours dit que la population humaine s’accroissait à un rythme fou et qu’en vrai, on s’était jamais vraiment posé la question des détails.

Et donc on ne s’y attendait pas à ce chiffre un peu foufou.

Mais il veut dire quoi ce chiffre alors ?

D’abord, il ne veut pas dire que la population humaine ne s’accroit pas : le taux de mortalité est en baisse (notamment celui des jeunes enfants) et on vit plus vieux.

Là où elle est intéressante cette étude, c’est qu’elle a été faite sur 195 pays, avec la même méthode partout, et que du coup on peut comparer et regarder en détail ce qu’il se passe un peu partout (parce qu’en vrai, les chiffres qu’on a d’habitude de voir et qui viennent de sources différences ne sont pas tous calculés de la même manière !). Et que les auteurs n’ont pas travaillé QUE sur le taux de fécondité, mais sur plein d’indicateurs de population !

Dans cette étude, on peut voir si, pour un pays ou un territoire donné, la population s’accroit, décline, ou s’accroît simplement moins vite. On peut aussi voir plus loin que le taux de fécondité global : à quelle âge les femmes enfantent-t-elles aujourd’hui ? Comment bougent les pyramides de population ? Et le tout, avec plein de belles figures !

Mais fais voir!

Et comme on l’a lu (en entier, oui, les 57 pages !) voilà un petit florilège de figures intéressantes (on vous épargne les tableaux de 8 pages…).

Allez, celle-ci d’abord :

Source: GBD 2017 Population and Fertility Collaborators

 

Celle-là, c’est juste pour illustrer l’évolution de la population de la planète, et qui y contribue (les auteurs ont groupé les pays en 7 super-régions). Clairement, les pays riches (en jaune caca d’oie) voient leur part chuter tranquillement, à l’inverse des pays d’Afrique Sub-Saharienne.

Allez, une autre :

Source: GBD 2017 Population and Fertility Collaborators

 

Celle-là, elle illustre l’évolution du taux de fécondité pour les femmes de 30 à 54 ans. Et le rouge, ça veut dire « plus de 60% d’augmentation ». Mais, t’as pas dit que le taux de fécondité avait baissé de moitié ? Si, mais ça, c’est une moyenne, les détails c’est important ! Là on voit bien que dans les pays riches, on fait les bébés plus tard !

Et une petite dernière :

Source: GBD 2017 Population and Fertility Collaborators

 

Celle-là, c’est le taux d’accroissement de la population par pays. En bleu, vous voyez les pays où la population augmente encore beaucoup (on y fait encore plein de bébés). En vert/vert pâle, ceux où la population s’accroit, mais pas super vite. Et en jaune orange, ceux où la population décline (le Groënland ou la Syrie c’est pas véritablement une surprise, mais si vous regardez bien, la Lettonie, la Grèce ou encore le Japon sont pas au top…)

Bref, tout ça pour dire que cette étude, elle est vraiment intéressante, et que pour une fois, elle est accessible à tous !

Et pour tous ceux qui se soucient un peu du futur de la planète et de l’environnement, faire un peu moins de bébés, c’est plutôt une bonne nouvelle !

 

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